Tribune franco-allemande des Parcs, Jardins et Monuments Historiques – Deutsch-Französisches Park-, Garten- und DenkmalMagazin

Von neuer Ökonomie im Denkmalbereich

Eine Serie junger Unternehmer im Denkmalbereich, jenem Sektor, der seit der Pandemie

HEPATHA-Gründerin Charlotte Le Grell und Sozius Sévérin des Mazery © Hepatha

HEPHATA-Gründerin Charlotte Le Grelle und Sozius Sévérin des Mazery © Hephata

boomt. Begünstigt durch Stadtflucht und steigender Nachfrage nach neuem Wohnen in historischen Häusern mit Arbeitsmöglichkeit und gefüllten Kassen. (1) – HEPHATA – ein rätselhafter Name für denjenigen, der kein Aramäisch spricht (Bdtg: « Öffne-Dich »), dafür verständliche, gut erklärte Dienstleistungen, die – laut Webseite – allumfassend sein sollen. Sie verspricht nicht weniger als eine « 360 Grad-Expertise der historischen Denkmalimmobilie und ihrer Einflüsse auf die Umgebung. » Kurzum, die Ambition eines Rundumschlags. Die im Interview sich bescheiden gebende Gründerin von Hepatha, Charlotte Le Grelle, wagt den Schritt 2017  dank einer « Konjunktion verschiedener Ereignisse » und der Unterstützung zweier erfolgreicher Inkubatoren (Blue Factory, WILLA). Anfangs bietet sie nur digitale Lösungen an, eine « Finanzierungsbank » und ein « Denkmal-Labor », in dem regelmässig Ideen hinsichtlich Strategien sowie Finanzierung und Verwaltung von privatem oder öffentlichem Denkmalportfolio veröffentlicht werden. Parallel testet die Jungunternehmerin 2017/2018 zusammen mit Sévérin de Mazery, ihrem neuen Geschäftspartner, Methoden und Werkzeuge für Denkmalbesitzer  auf dem Terrain. Mit einem Diplom der ESCP in der Tasche und solider Erfahrung von Finanzierung erneuerbarer Energien, trifft die Junggründerin 500

Beratung durch Hepatha im Ain © Hepatha

Beratung durch Hephata im Ain © Hephata

Interessenten und 200 Beta-Testpersonen. Sie schlussfolgert, dass die Herausforderung für ihr Unternehmen in der Polyvalenz sowie der « Kompetenz, sich den Gegebenheiten von Ort, Landschaft und den Projektträgern » liegen. Schrittweise orientiert sich Hephata Richtung Beratung gefolgt von der Entwicklung des geschäftlichen Eventbereichs Ende 2018. Die steigende Konkurrenz der letzten Jahre im beliebten Bereich der Denkmalberatung schreckt sie nicht. Im Gegenteil. Wohlwollend betrachtet sie die neuen Initiativen und argumentiert eine Emulation sei notwendig angesichts der kolossalen Bedürfnisse des Sektors. Überzeugt von der « Korrelation von Tourismuswirtschaft, territorialen Einnahmen und Denkmalen » animiert Le Grelle Gebietsverwalter und Unternehmen in letztere zu investieren. « Was Events betrifft, so ist die Nachfrage nach besonderen Orten stark und steigend seitens der Unternehmen », analysiert sie. Und so unterbreitet Hephata angemessene Orte und rentable Konzepte denjenigen, die nicht wissen wo und wie. Hephata steht heute auf zwei beruflichen Standbeinen: der Beratung, inklusive Ausbildung und Technik der Finanzierung, sowie der Konzeption und Umsetzung von Events. Schien die Expansion gesichert, so erlitt Hephata wie alle Unternehmen durch die Pandemie heftige Einbussen. Vor Covid beschäftigte man zehn Mitarbeiter in Vollzeit. Nach der Krise und dem Einbruch des Eventbereichs sind es nur noch fünf. Nichtsdestotrotz bleibt die Unternehmerin, wie viele junge Gründer im Denkmalbereich, sozial engagiert: zehn Prozent des Jahresgewinns werden als « Kompetenz-Mäzenat » in historischen Stätten investiert, die keinen Publikumsverkehr haben oder in entlegenen Enklaven liegen. Webseite: https://hephata.fr

© Bettina de Cosnac, Hg. und Chefred. Monumentum Nostrum

De l’économie nouvelle autour du patrimoine

La pandémie avait un effet secondaire non prévu : l’intérêt accru pour le patrimoine grâce à la ruée soudaine des citadins vers la campagne. Ils se bousculaient et se bousculent en 2021 pour acquérir manoirs, châteaux où bâtisses rurales pour être au bon air et faire leurs horaires de home-office parés d’une meilleure qualité de vie. Et si, depuis peu, l’essor économique dû aux visites de monuments historiques privés commençait à être mis en valeur auprès des régions, de nouvelles entreprises y voyaient leur chance en formant les propriétaires au business.  Une nouvelle génération d’entrepreneur*es voyait et voit le jour fourmillant d’idées atypiques autour du patrimoine avec un mot clé : fédérer ! Fédérer les acteurs dans un pays qui a l’habitude de travailler selon la devise chacun et succès pour soi, galère(s) pour les autres. Ces jeunes innovateurs montrent passion, flexibilité et polyvalence. Ils voient aussi la nécessité, tôt ou tard, de s’associer avec les grands réseaux privés du patrimoine comme les Vmf ou La demeure historique. Jeunes, ils cherchent le conseil des anciens et n’ont rien à se prouver. Une série de portraits en deux ou trois volets… (Volet 1) – HEPHATA Un nom énigmatique pour quiconque n’a pas fait

Aide à la gestion dans le Vexin © Hepatha

Aide à la gestion dans le Vexin © Hephata

d’araméen, (signification: « ouvre-toi ») mais un service compréhensible, bien expliqué, et qui se veut très, très large, comme l’annonce le site web. Rien moins qu’ « une expertise 360 degrés du patrimoine historique et de ses impacts sur le territoire ». Bref, l’ambition d’un tour complet. C’est en 2017 que Charlotte Le Grelle, modeste en interview, crée « sous une conjonction d’évènements » et soutenue par deux incubateurs à succès (Blue Factory, WILLA) son entreprise. D’abord sous forme de deux solutions digitales :  » la banque de financement » et le « labo du patrimoine » où sont publiées régulièrement des réflexions sur le financement, la stratégie et la gestion du patrimoine privé ou institutionnel. En parallèle, conjointement avec son nouvel associé Sévérin des Mazery, et toujours

Evènement dans un musée à Paris © Hepatha

Evènement dans un musée à Paris © Hephata

prudente, elle teste courant 2017 et 2018, des outils et méthodes élaborés « sur le terrain » pour les propriétaires. Diplômée de l’ESCP et forte d’une expérience de financement en énergies renouvelables, elle rencontre plus de 500 interlocuteurs et 200 beta-testeurs. Elle comprend ainsi que le challenge pour sa boîte réside dans la polyvalence et consiste à « s’adapter aux lieux, territoires et aux porteurs du projet ». Ainsi se construit l’activité de conseil d’Hephata, qui sera suivie par le développement d’une branche évènementielle d’affaires fin 2018. Quand on lui parle de la « grande concurrence récente » dans le domaine de l’animation et du conseil du patrimoine, l’entrepreneure voit « d’un très bon œil toutes les initiatives qui naissent, car une émulation riche est nécessaire face aux besoins colossaux. »  Partant de « la corrélation évidente entre l’économie touristique, les retombées territoriales et le patrimoine historique », elle incite les territoires et des entreprises à s’investir dans ce dernier. « Côté évènementiel, la demande de lieux d’exception est forte et croissante au sein des entreprises », explique-t-elle. C’est à elle de chercher les lieux adéquats pour les évènements et, en conseil, de trouver des concepts rentables pour des propriétaires qui ne savent comment s’y prendre. Aussi, aujourd’hui, Hephata se veut une entreprise intégrant deux métiers : le conseil, incluant entre autres la formation et la technique du financement, et la conception suivie de l’organisation d’évènements. Si avant le Covid la jeune boîte comptait dix employés, ils ne sont plus que cinq consultants à plein temps aujourd’hui, car la branche événementielle a été ébranlée lors de la pandémie. Ce qui n’empêche pas de rester, comme beaucoup de ces boîtes naissantes dans le patrimoine et l’écologie, une entreprise socialement engagée. Elle redistribue 10% de son bénéfice annuel en « mécénat de compétence » à des sites historiques ne pouvant recevoir du public ou situés dans des zones enclavées. Site web:  https://hephata.fr

© Ed./réd. en chef Bettina de Cosnac, Monumentum Nostrum