Tribune franco-allemande des Parcs, Jardins et Monuments Historiques – Deutsch-Französisches Park-, Garten- und DenkmalMagazin

Le Château de Dyck en Rhénanie: le grand ménage pour accueillir le printemps

 

Torfahrt der Vorburg © B. de Cosnac

C’est au pittoresque château de Dyck que le ménage du printemps prend des formes titanesques. Une semaine avant l’ouverture officielle à Pâques, le jardinier en chef manipule un bulldozer pour aplatir les chemins d’entrée en une belle ligne. Plus loin, une bonne douzaine de mains s’activent dans les différents jardins pour y installer des tentes d’exposants. Seule semble rester imperturbable l’immense parc à l’anglaise qui entoure le gigantesque château d’eau. Ses murs de briques sombres, si caractéristiques de la région de la Westphalie rhénane, ont été repeints depuis peu à la chaux

Le château d'eau sur l'une des îles © B. de Cosnac

Le château d’eau sur l’une des îles © B. de Cosnac

jaune pour le rendre plus aimable. Visibilité et effets lumineux sont depuis garantis: les multiples façades de ce château aux quatre ailes et deux forteresses, répartis sur quatre îlots et une île, se reflètent couleur miel dans l’eau calme des douves naturelles. En 1094, on trouve une première trace dans ce qui fût un marécage. Ayant appartenu à différentes lignées – éteintes depuis – dont les Dyck et les Reifferscheidt, le château doit sa renommée actuelle au Prince Joseph de Salm, grand amateur de jardin. Il y créa au 19ème siècle l’immense parc à l’anglaise dessiné par le célèbre Thomas Blairie. Il se fît connaître aussi par sa belle bibliothèque repérant toutes les plantes et leurs particularités de son « hortus dyckensis ». L’immense parc anglais

Une nouvelle patine sur des anciennes briques © B. de Cosnac

aux arbres marcottés, aux vallées de rhododendrons, aux magnolias et aux bancs agréables  s’étendent sur environs 70 hectares. Des nouveaux jardins modernes à thèmes, enrichissent le domaine près de l’entrée. La dernière héritière, la comtesse Marie Christine Wolff Metternich zur Gracht, propriétaire du château, décida en 1999 d’en faire une fondation pour sauver le domaine. Une fondation avec, d’un côté, l’argent du Land, de la ville Jüchen et de la région, et, de l’autre, le château et son parc qu’elle apporte. Cette fondation, présidée par le fils Simeon comte Wolff Metternich zur Gracht de feu la comtesse, se consacre à l’étude de l’art paysager et de l’art du jardin. Ce centre de recherche s’ouvre non seulement aux chercheurs, mais aussi

En attendant la floraison des rhodendrons © B. de Cosnac

largement au public. Dans l’aile est du château, les appartements du temps de fêtes fastes gardent un beau mobilier et des papiers précieux du 17ème et 18ème siècle aux murs. Tout au long de l’année des expositions, des animations dans le jardin dont des démonstrations de jardinage et des journées de plantes servent à générer des revenus. Car la fondation doit, un jour, s’autofinancer. La propriétaire avait eu aussi l’intelligence de créer un European Heritage Garden Network (EGHN) dont la France fait partie ensemble avec dix autres pays, et de coopérer avec les universités d’ Aix-la-Chapelle et de Düsseldorf pour créer un master en art paysager. Une autre coopération se fait avec la fondation du château de Benrath, autre propriété à taille « démesurée ». Si l’on peut séjourner au château Dyck toute l’année, c’est seulement en avril que la saison verte commence par la traditionnelle fête du printemps et son Garden Show. Mais, l’hiver ayant été rude, la floraison des rhododendrons se fît attendre cette année. A quand ? Le jardinier en chef du haut de son petit bulldozer hausse ses épaules. Vu ces temps instables, même lui n’ose rien prédire. 

Bettina de Cosnac, Ed. et rédactrice en chef de MoNo

 

 

Schloss Dyck am Niederrhein – Grosser Frühjahrsputz in Schloss und Garten

 

 

Schloss Dyck in Insellage © B. de Cosnac

Im malerischen Schloss Dyck ist der traditionelle Frühjahrsputz Titanenarbeit. Eine Woche vor der offiziellen Wiedereröffnung im April, steuert der Chefgärtner persönlich den kleinen Bulldozer, um die Eingangswege in gerader Linie zu ebnen. An anderer Stelle bringen ein Dutzend fleissige Hände die modernen Themengärten in Form. Sie bereiten auch das Terrain für die weit über die Grenzen hinaus bekannte Gartenshow mit Pflanzen, Gartenzubehör und Zelten vor. Nur der riesige englische Landschaftspark führt ungerührt der Hektik ein wäldlerisches Eigenleben. Unerschüttlich bettet er das riesige Wasserschloss in Schönheit und Stille. Erst vor wenigen Jahren wurden die für das rheinische Nordrhein-Westfalen charakteristischen dunklen Ziegel sonnengelb verputzt, um das Schloss ansprechender

Blick aus dem Wachhäuschen © B. de Cosnac

Blick aus dem Wachhäuschen © B. de Cosnac

zu gestalten. Seitdem leuchtet es weithin. Die Fassaden der Vierflügelanlage und der zwei Vorburgen, verteilt auf insgesamt vier Inselchen und eine grössere Insel, reflektieren seitdem selbst im grauen Winter ein sonniges Spiegelbild in den Gewässern. Dort, wo vor tausend Jahren, um 1094, erste Festungsspuren sich im Sumpfland verewigen. Über 900 Jahre bleibt das mehrfach baulich veränderte Schloss in denselben Familien der Dyck, Reifferscheidt und Salm. Letzterem verdankt Schloss Dyck seine heutige Attraktivität, beauftragte doch Fürst Joseph im 19. Jahrhundert

Englischer Landschaftspark © B. de Cosnac

Englischer Landschaftspark © B. de Cosnac

den bekannten englischen Landschaftsarchitekt Thomas Blairie mit der grandiosen Parkgestaltung. Besagter Salm sammelte auch Gartenbücher und sämtliche Details über seine Pflanzen im Park. Er schuf eine einmalige Gartenbibliothek, seinen „hortus dyckensis“. Heute erstreckt sich der Park auf circa 70 Hektarn. Er bietet seltene Bäume und Pflanzen, wahre Rhododendronwälder, üppige Magnolienbäume und – für den Spaziergänger nicht unwichtig – angenehme Sitzbänke. Im Eingangsbereich

© B.de Cosnac

© B.de Cosnac 

wurden moderne Schau- und Themengärten angelegt. Vorausschauend gründete die letzte Schlosserbin, Marie Christine Gräfin Wolff Metternich zur Gracht, 1999 eine Stiftung, in die das Bundesland, die Region und die Gemeinde Jüchen das Geld und sie die Domäne bestehend aus Schloss und Park einbrachten. Seitdem ist Schloss Dyck Zentrum für Gartenkunst und Landschaftskultur, Sitz des Europäischen Netzwerks historischer Gärten (EGNH), dessen Partner Frankreich neben zehn anderen Ländern ist, und zahlreicher anderer Zusammenschlüsse von « Gartenwegen » und Institutionen. Vorsitzender des Stiftungsrats ist heute der Sohn der verstorbenen Gräfin, Simeon Graf Wolff Metternich zur Gracht. In Zusammenarbeit mit den Universitäten Aachen und Düsseldorf kann auf Schloss Dyck ein Master in Landschaftsgestaltung abgelegt werden. Das ganze Jahr finden Ausstellungen und Gartenseminare statt. Die Stiftung soll sich eines Tages selber tragen. Eine weitere Zusammenarbeit erfolgt mit der Stiftung eines anderen baulichen Giganten, Schloss Benrath. Nicht nur Wissenschaftler und Stifter haben auf Schloss Dyck Zugang, sondern auch ein breites Publikum. Die Ostflügel des Schlosses zeigen Mobiliar, Rousseau-Gemälde und besondere Wandtapeten aus dem 17. und 18. Jahrhundert. Einmieten kann man sich auf Schloss Dyck das ganze Jahr. Die Saison beginnt jedoch erst im April und die Rododendronblüte in diesem Jahr noch später. Angesichts unberechenbarer Zeiten wagt selbst der Chefgärtner auf seinem Bulldozer keine Prognosen mehr. Ein ergebenes Achselzucken ist seine viel sagende Antwort. (MoNo)