Tribune franco-allemande des Parcs, Jardins et Monuments Historiques – Deutsch-Französisches Park-, Garten- und DenkmalMagazin

Le manoir Göbitz – une restauration de style shabby-chic

Le manoir de Göbitz © B. de Cosnac

Le manoir de Göbitz © B. de Cosnac


C’est le fruit d’un heureux hasard. Thomas baron de Ledensteger-Falkenegg pédalait les 1300 kms de Potsdam vers son domicile en suisse. Arrivé à Göbitz près de Leipzig, il cherchait en vain un café pour prendre son petit déjeuner. En revanche, il tombait nez à nez avec un manoir du 19ème siècle abandonné et « très à mon goût car très français ». Il cherche le propriétaire, le déniche non en Saxe, mais en Bavière, négocie un peu et lui rachète en 2008 la riche demeure d’un ancien meunier, Louis Jakob, « pour un prix symbolique ». « Trouver les propriétaires du terrain était plus difficile, car les cadastres étaient mal tenus en RDA. » Au final il peut acquérir deux hectares autour ce qui permet aux randonneurs vélos de prendre leur café aussi dans la verdure. Car le manoir est devenu depuis un hôtel de cyclotourisme avec des chambres anciennes d’une belle hauteur de plafond, une salle de bain commune, une cage d’escalier très 19ème et des superbes

Fenêtres 19ème © B. de Cosnac

Fenêtres 19ème © B. de Cosnac


réceptions. La déco est un mix d’objets de puces et d’art moderne. La pièce majeure contient, outre une belle cheminée monumentale, un beau piano à queue que le nouvel exploitant a amené pour réceptions et soirées musicales. « Hors de question de restaurer à la perfection. Cela doit rester du shabby-chic », précise le baron Ledensteger. Dès l’acquisition le baron a mis lui-même la main à la pâte « pour mieux connaître l’âme de la maison ». Il a investi des centaines de milliers d’euros tout en profitant de « larges soutiens financiers » d’Etat et de la main-d’oeuvre locale. Chanceux, il s’est même vu offrir un deuxième manoir par un Américain qui avait hérité trop tard pour son âge, car après la réunification. Celui, situé aussi près d’une cyclo-route internationale, fonctionne de la même manière que le manoir de Göbitz. Le baron cherche à entretenir une « relation ethique durable » avec son exploitant et ses employés: générosité, moins de loyer, plus de joie au travail. Ce concept marchait bien avant la pandémie et Covid. Ledensteger, agé de 58ans et connaisseur du bâtiment, compte qu’il en sera de même dans l’ère post-covid. Il ne se voit pas perdant. Car les biens immobiliers près de grandes villes (comme ici près de Leipzig) et la recherche de repos champêtre prennent leur envol.

Bettina de Cosnac, Ed. et rédactrice en chef de MoNo

 

 
 
 
 
 
 

Herrenhaus Göbitz – Restaurierung im « Shabby »-Schick

 

 

 

Es war die schöne Frucht einer glücklichen Radtour. Baron Thomas von Ledensteger-

Turmerker © B. de Cosnac

Turmerker © B. de Cosnac


Falkenegg radelte vergnügt die 1300 km von Potsdam zu seinem Wohnsitz in der Schweiz. Der Radweg führte nahe Leipzig an dem Örtchen Göbitz vorbei. Der hungrige Radler suchte vergeblich nach einem Frühstückscafé. Es gab keins, aber dafür ein runtergekommenes Herrenhaus, das ihm « hübsch französisch » schien. Fasziniert erkundigte er sich nach dem Besitzer, fand heraus, dass der nicht in Sachsen, sondern in Bayern wohnte. Er verhandelte nicht allzu lange und erwarb 2008 das einstige Wohnhaus eines reichen Müllers, Louis Jakob, zu einem symbolischen Preis. « Schwieriger war es Klarheit über Grund und Boden zu bekommen, denn die Grundbücher in der DDR waren schlecht geführt. Land, Gemeinde, Landkreise besaßen Taschentuch große Terrains! » erklärt v. Ledensteger. Nach längeren Verhandlungen kaufte er rund zwei Hektar Land um das Herrenhaus dazu. So können vorbeiziehende Radfahrer auch im Grünen Kaffee trinken. Was ihm einst fehlte, hat der Baron nachgeholt und zu seinem Konzept gemacht. Das aus dem 19. Jahrhundert stammende Herrenhaus ist heute ein

Dachboden im Umbau für Gästezimmer © B. de Cosnac

Dachboden im Umbau für Gästezimmer © B. de Cosnac


Fahrradhotel mit Gemeinschaftsbad, altherrlichen Zimmern, schönem Treppenhaus und feudalen Aufenthaltsräumen. Eingerichtet mit Flohmarkt-Antiquitäten, moderner Kunst, alten Koffern und einem schönen Flügel, den ein neuer Pächter 2019 für Musikabende und Hochzeiten mitbrachte. « Das Haus soll im modischen Shabby-Schick bleiben. Ich möchte es keinesfalls durchrestaurieren », bekräftigt der gebürtige Deutsche, der, ganz Hans im Glück, wenige Jahre später ein zweites Gutshaus von einem Amerikaner quasi geschenkt bekam, der zu spät nach der Wende erbte. Auch dies liegt an einem Fahrradweg und wird nahe der Elbe nach dem gleichen Konzept betrieben. In beide Häuser steckte der Baron seine eigene Handarbeit, « um das Haus kennenzulernen », und mehrere hunderttausend Euro zur Restaurierung. Gleichsam nutzte der im Bauwesen erfahrene « viele Fördergelder » und fand helfende Hände unter den Anwohnern. Mit seinen Mitarbeitern versucht er « ethische Nachhaltigkeit » zu leben, will heißen Kulanz, nicht zu hohe Pacht und Freude an der Arbeit. Vor Corona ging das Konzept gut auf. Nach Corona, so hofft der 58jährige, sollte es weiter gelingen. Immobilien und nahstädtische Erholung auf dem Land sind begehrt – Tendenz steigend! (MoNo)